Nous vous recommandons la lecture de cet article signé Serge Van Den Broucke. Il est possible de se procurer ce numéro et de s'abonner à cette revue de qualité en visitant le site www.atrium-construction.com
L'édito de Serge Van Den Boucke
Une actualité brûlante
Le grand
incendie qui ravagea des quartiers entiers de Rome dans la nuit du 18 juillet de l'an 64, devant lequel, dit-on - sans doute faussement -
l'empereur Néron joua de la lyre en déclamant des vers, est
resté gravé dans les mémoires. De même, le Gréât Pire de Londres qui, le 2 septembre 1666, détruisit 87 églises et 13 200
maisons, fit ainsi disparaître à jamais un paysage urbain qui fut familier à Shakespeare et à Marlowe. Le feu fut
toujours cet ennemi puissant, sournois, féroce et redouté à juste titre, capable
d'anéantir en quelques heures des édifices immenses dont la construction avait nécessité des décennies, parfois des
siècles.
Ce sort
tragique, qui avait été réservé au grand château de Lunéville que nous vous présentons dans ce numéro, rend aujourd'hui
d'autant plus émouvante la perspective de résurrection de ce site historique majeur de
l'Est de la France, dont le programme de restauration est à présent bien engagé, grâce au dynamisme des élus et à la ferveur des passionnés (p. 24). Et, pour faire échec aux fureurs de
la foudre, souvent à l'origine d'ignitions tragiques, techniciens et spécialistes
scientifiques nous proposent les derniers résultats de leurs
recherches (p. 34).
Quant au réchauffement
climatique, et toutes les conséquences pratiques que ce concept entraîne pour
l'architecture, notamment au niveau des réglementations thermiques, il soulève bien des questions
complexes parmi les professionnels du bâti ancien. Chacun l'a
vu : Jean-Louis Borloo a remplacé Alain Juppé à la tête du nouveau ministère de l'Écologie, du Développement et de
l'Aménagement durables. Les hommes changent, les interrogations demeurent.
Comment appliquer un corpus normatif contemporain à des constructions
d'autrefois ? Michel Fontaine, le charismatique président des Maisons
Paysannes de France, nous a confié son avis (p. 42). Sur ces
questions fondamentales, on fait bien d'y regarder à deux fois. Sinon,
d'aucuns pourraient bien s'y brûler les ailes.
|