Quelque 5 000 personnes ont déjà vu la façade du château s'illuminer, côté cour du Rocher
Chaque
vendredi et chaque samedi soir, l’une des façades du château s’illumine et s’anime.
Visite des coulisses de ce spectacle multimédias.
Côté face, le
public est massé dans la cour du Rocher. À 22 h, les
vieilles pierres s'animent de manière inhabituelle,
au gré des ballets de lumières, de la musique orchestrale et des bruitages, ou de la voix of f contant les épopées
traversées par ce château, du Xle siècle jusqu'à nos jours. Quelque 5.000 personnes sont déjà venues apprécier ce spectacle estival !
Côté pile, un échafaudage sur lequel est installée la régie. Et des dizaines de lumières, dont le bon fonctionnement est contrôlé, chaque semaine deux heures avant le lancement du
spectacle. Il faut être un peu acrobate, grimper jusqu'en haut des «tours» d'acier
pour faire dévaler l'eau des pluies, puis
allumer progressivement les lights,
de même que les 8 projecteurs bien alignés,
prêts à mettre en vedette les
pierres. « On procède à des tests
électriques. Le matériel informatique est remis enplace
à chaque fois. Il faut donc veiller à ce que la vidéo, le son et la
lumière soient synchro »
explique Gary. L'essentiel de la maintenance a été centré sur le changement de câbles.
Quelques mètres
sur des kilomètres de fils ! Depuis leur régie mobile, ces salariés de Systèmes sons
vont piloter les projecteurs et
lancer les banques d'images, via
l'informatique. La magie de ces deux
soirées hebdomadaires repose sur deux énormes projecteurs vidéo de très forte puissance.
« Chacun règne sur la moitié des 36m
de murs à animer. Tout le challenge consiste à juxtaposer les images respectives sans que cela soit visible à l'œil», explique Damien
Fontaine, à la tête de la société de production «
Quatre horizons », créatrice de ce spectacle multimédia.
Effet tonnerre
Ce n'est pas le
seul matériel nécessaire: au pied du mur servant
de décor, sont installés huit projecteurs architecturaux
pour éclairer la façade, quatre projecteurs destinés
à créer une architecture de lumières dans le ciel ou faire
de l'effet avec une lumière rasante. Enfin quatre autres
projecteurs automatiques permettent de glisser un effet de tonnerre, par exemple, et souligner ainsi un passage
marquant de l'histoire de
l'édifice. L'idée d'employer les pierres
du château a d'emblée séduit Damien Fontaine : « On connaît
la façade principale du château, sans doute moins celle qu'on
utilise aujourd'hui. Le fait qu'il y avait autrefois des automates à cet endroit est un élément intéressant. Pour nous, il fallait
convaincre avec un spectacle mariant
la vidéo et de la lumière, sur un format d'une demi-heure», indique
le Vosgien actuellement occupé à Bleurville, dans «La lune écarlate», un spectacle d'un autre
genre rassemblant 200 figurants.
Architecture reproduite en studio
Pour «Le Rocher», rythmant
l'été au château de la cité, la conception a mobilisé
8 à 9 personnes, en avril. Après des repérages sur le site,
les réalisateurs ont reproduit l'architecture en studio pour
pouvoir calculer toutes les images de synthèse donnant
vie aux différents étages du bâtiment. Le travail d'écriture,
à partir d'éléments historiques donnés par
le conseil général, a été effectué avec la complicité de Roger Wadier.
Restait aux graphistes à s'en inspirer
dans leur travail de modélisation de l'image 2D en 3D
et de l'animation, en tenant compte de l'aspect du bâtiment. Enfin le
travail
musical a été
réalisé simultanément. Bruitage et morceaux de musique ont été mixés sur place. Le résultat est à voir et à entendre
chaque fin de semaine, jusqu'au 25
août. M,». ,.'»;
• Spectacle Le Rocher,
chaque vendredi et samedi soir, à
partir de 22 h, cour du Rocher. Spectacle multimédia gratuit.
P.B.
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