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L'incendie
Le 2 janvier
2003, vers 18h30, un incendie se déclare dans la charpente de la chapelle,
située au cour de l'édifice. La mobilisation des secours est immédiate,
mais durant leur déploiement le feu attisé par des vents de plus de 100
kmh se propage rapidement à l'aile sud du château.

Dans des
conditions extrêmement difficiles, cinq casernes de pompiers lutteront
toute la nuit. Des élus et de nombreux bénévoles parviennent en constituant
une chaîne à sauver une grande partie de la collection de faïence du musée
avant que les charpentes et les planchers ne s'effondrent. Le théâtre
à l'italienne, datant de 1907 et contigu au château, sera tout juste sauvé
des flammes. L'enquête judiciaire conclut à un incendie dû à un court-circuit.
Le bilan
Les
bâtiments
Les dégâts
sont considérables. Ils affectent les éléments les plus prestigieux du
château :
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- La
chapelle " Les salons de réceptions (salle de la livrée, salle
des audiences) 800 m² environ
- Le
musée (1000 m²)
-
L'escalier d'honneur
- La
charpente et les toitures
- Les
appartements princiers (2000m²)
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Les murs
de l'édifice ont été soumis à l'action du feu et de l'eau, puis dans les
jours qui suivirent à celle du gel.
Les
collections
- La bibliothèque
militaire en son entier : 30 000 documents dont des éléments de correspondance
de Napoléon,
- Une partie
de la collection des faïences de Lunéville et de Saint Clément, dont
l'emblématique " nain de Stanislas ", les verres et les céramiques de
Muller et de Mougin.
- Les 200
pièces de faïence de la Pharmacie, " apothicairerie " du XVIIIème siècle,
- Les momies
coptes et leurs linges avec inscriptions,
- Des tableaux,
parmi lesquels : " nature morte aux livres " de Brabant, des portraits
à la plume de Jean-François Bernard, les gravures de Paul Emile Colin,
deux toiles de Bouguereau, des portraits de Stanislas, des vues du château
au XVIIIème et notamment celle dite " aux gendarmes rouges ", cinq petits
tableaux représentant les anciens pavillons d'agrément de Stanislas,
- Des tapisseries
et tentures : la tapisserie des Gobelins "l'enlèvement d'Europe", les
tentures de cuirs du XVIIème " le triomphe de David, Salomon et la reine
de Saba. "
- Plusieurs
lustres anciens, les boiseries sculptées, trumeaux et armoiries, cheminées,
ferronneries

Les
premières mesures
Le site est
entièrement fermé pour assurer la sécurité des personnes et des collections.
Un gardiennage permanent du site est mis en place.
Selon une procédure d'urgence, débutent les premiers travaux de consolidation
et d'étaiement des parties fragilisées.
Un " parapluie ", immense couverture métallique, est déployé et protège
désormais les bâtiments sinistrés.
Les éléments mobiliers et décors sont déposés et placés sous châssis de
contrainte.
Des fouilles sont entreprises, notamment sous la partie musée. Des fragments
de nombreuses pièces de faïence ont été retrouvées dont ceux de l'emblématique
" nain bébé ".
Expertises et études se poursuivent sous l'autorité de l'architecte en
chef des monuments historiques de sorte que puisse être présenté dans
les mois à venir le projet de restauration et de reconstruction du château.
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